Au cours du temps, la terre de Briffoeil
fut la propriété de plusieurs familles seigneuriales, depuis les Briffoeil, sur
lesquels nous savons peu, jusqu’aux HANNECART, et d’autres parfois
prestigieuses.
Cet article, sans avoir l’ambition
d’être complet, essaie de reconstituer la généalogie des différents seigneurs
de Briffoeil des origines à nos jours.
La terre de Briffoeil autrefois citée
parmi les 44 baronnies du comté de Hainaut et souvent associée à la seigneurie
de Braffe et Quesnoy, était un fief vassal de l’importante baronnie de Leuze.
En avril 1201, Herbert de BRIFFOEIL signe un acte concernant le
voyage de Bauduin, comte de Hainaut à Jérusalem.
En 1215, Nicholaus de BRIFUEL est témoin d'un acte concernant la
donation de la dîme de Gérard d’AUDEMEZ à l'abbaye de Saint-Nicolas des Près.
Il s'agit probablement
des premiers seigneurs de Briffoeil mais la disparition des actes originaux ne
nous a pas permis d'en retrouver les armes.
Des notes établies au XIIIème siècle semblent indiquer
que le seigneur de Briffoeil en 1219 était Alard, seigneur d'Antoing. On peut
donc émettre l'hypothèse que la terre de Briffoeil fut vendue par le dernier
seigneur de la maison de BRIFFOEIL à Alard d'ANTOING entre 1215 et 1219 afin de
recueillir des fonds pour la cinquième croisade en 1217.
De gueules au Iion d'argent,
armé et lampassé d'or au lambel d’azur, brochant en chef
Alard II d'ANTOING, seigneur d'Antoing et
d'Epinoy dès 1207, décédé entre 1220 et 1222, fils et héritier de Hugues
d'ANTOING et de Agnès de MONS. Il est cité en 1219 comme seigneur de Briffoeil.
Il épouse vers 1203, Ida, prévote de Douai, dame d'Escarpel et de
Guinchi-le-Prévost.
Son fils, Hugues II d'ANTOING, né vers 1204, décédé vers 1270,
chevalier, majeur en 1224, seigneur d’Antoing, d'Epinoy, de Cuinchi, de
Briffoeil, de Bury, de Bitremont, de Wasmes et de Ponange, prévôt héréditaire
de Douai. Il semble que la terre de Braffe était liée à la terre de Briffoeil.
Il épouse en premières noces, Philippa de HARNES, citée en 1239, fille de
Michel, seigneur de Boulaere, ber de Flandre. Veuf, il se remarie avec Marie de
CYSOING, dame de Genech, fille de Jean IV, seigneur de Cysoing et de Peteghem,
ber de Flandre.
Son fils issu du second mariage, Alard d'ANTOING, devint seigneur
de Genech, de Briffoeil et de Wasmes et d'Amougies. Il est cité comme seigneur
de Briffoeil par Froissart dans un acte de 1248 puis comme chevalier et
seigneur de Briffoeil avant 1274, en 1282 et en mars 1294 et enfin comme
seigneur de Wasmes en 1282. Il épouse Marie de THOROTTE, citée en 1315, fille
de Gaucher, chevalier, châtelain de Noyon. En mars 1294, il approuve un échange
de biens entre son vassal Guillaume du PORT et l'abbaye de Saint-Nicolas
des Près.
Leur fils, Jehan I d'ANTOING, chevalier, seigneur de Briffoeil. Le
2mai 1328, il achète une maison à Toumay, rue de Glategny. Il épouse en
premières noces, Catherine de LIGNE, fille de Jehan, sire et baron de Ligne.
Veuf, il se remarie. Sa seconde épouse est probablement Marguerite de
GHISTELLES, citée le 18 mai 1320 comme telle.
La période qui suit est
assez trouble en ce qui concerne l'histoire des seigneurs de Briffoeil.
Ainsi, on cite en 1343 et 1348, Fastré de BRIFFOEIL comme seigneur
du lieu, alors que Alard II de BRIFFOEIL, seigneur du lieu ne serait décédé
qu'en 1345 en laissant la seigneurie à son fils supposé Alard III. Nous n'avons
trouvé aucun document confirmant l'existence de Alard III.
L'historiographe Froissart signalant que, selon lui, Alard II
n'aurait eu qu'une fille et pas de fils. De plus, Alard III aurait soi-disant
été seigneur de Briffoeil de 1345 à 1367, alors que des documents d'époque
indiquent clairement que le sire de Briffoeil en 1355 et en 1369 était Michel
II de LIGNE, sire et baron de Ligne.
Le fils issu du premier mariage de Jehan I d'ANTOING, Allard II de
BRIFFOEIL, chevalier, seigneur de Briffoeil, cité par Froissart dans ses
chroniques comme ayant accompagné Jehan de HAINAUT, sire de Beaumont en
Angleterre, mort en 1345 à la bataille de Staveren avec son beau-frère le
seigneur de Ligne. L'existence de ce seigneur n'est pas prouvée.
Le fils de Alard II,
Alard III de BRIFFOEIL, chevalier et sire de Briffoeil, suivit le connétable du
GUESCLIN en Espagne. Il y fut fait prisonnier à Navarette et livré aux
Espagnols de Don Pedro I unis aux anglais du Prince Noir le 3 avril 1367. Il
paraît plus que probable que ce seigneur n'a pas existé, ou alors, qu'il
n'était pas seigneur de Briffoeil.
Michel II de LIGNE,
fils de Michel I de LIGNE, baron de Ligne, et de Anne de BRIFFOEIL, fille du
second mariage de Jehan I d'ANTOING. Il fut sire et baron de Ligne, seigneur de
Briffoeil, mort sans descendance en 1387. Il épouse Aliénore de COUCY, dame de
Rumpt. Il est cité en 1355 et 1369 comme seigneur de Briffoeil.
de LIGNE
D'or à la bande de gueules
Il est difficile de dire à quelle date Michel
II de LIGNE entra en possession de la terre de Briffoeil et pour quelle raison.
On peut supposer qu'il devint seigneur parce que sa mère, Anne de BRIFFOEIL
était la soeur de Allard II de BRIFFOEIL, seigneur du lieu jusqu'en 1343 ou
1345.
Néanmoins, il faut constater qu'en 1343 et 1348, Fastré de
BRIFFOEIL, oncle de Alard II et de Anne de BRIFFOEIL et grand-oncle de Michel
II de LIGNE était en possession de la terre de Briffoeil. On ignore pour quelle
raison Fastré se dessaisit de la seigneurie avant 1355 pour la donner ou la
vendre à son petit-neveu Michel II de LIGNE.
On cite en 1343, 1347 et 1348, Fastré de BRIFFOEIL, fils de Alard
et de Marie de THOROTTE, chevalier et seigneur de Briffoeil, comme témoin
d'actes concernant son frère, Rasse de BRIFFOEIL, chevalier, bourgeois de
Tournay, seigneur de Floraing et de Taintignies. Il est reçu comme bourgeois de
Toumay le 29 septembre 1343 et y décède le 1er octobre 1368. Il fut seigneur de
Bury et de Vincourt. Il épouse Marie de RODES.
Bien que ce personnage soit cité en 1343 et 1348 comme sire de
Briffoeil, il semble qu'il ait cédé entre 1348 et 1355, la terre de Briffoeil à
son petit-neveu Michel II de LIGNE. L’absence de documents d'époque ne permet
pas de clarifier la situation.
Quoiqu'il en soit, au décès de Michel II de LIGNE en 1387, la
terre de Briffoeil retourna dans le patrimoine des d'ANTOING dit BRIFFOEIL,
tandis que le reste des possessions de Michel II de LIGNE restait dans celui de
la puissante famille de LIGNE.
Le fils de Fastré, Jehan II d'ANTOING, cité en 1373 et 1377 et
décédé vers 1400, année de peste, chevalier, seigneur de Briffoeil, Bury,
Wasmes, Wervicq, Rumbeke, Grandmetz, Bitremont à Maubray, Ponenghes à Baugnies
et Wasmes... II épouse Marguerite de GHlSTELLES, veuve vers 1400, décédée après
1409, dame héritière de Wervicq et Rumbeke, fille de Jean V, chevalier mort à
Crécy en 1346. Le 6 mai 1395, les époux passent un accord avec les religieux de
Saint-Nicolas des Près-lez-Tournay , lors de l'élection d'un dîmeur et du
partage des amendes imposées sur la juridiction de Wasmes. Ils fondent le 1er
novembre 1378, l'hospice de le Wante à Briffoeil, inhumés à Tournay, dans
l'église du couvent des Récollets.
En 1401, on cite
Marguerite de MASTAING, dame de Briffoeil. On peut supposer qu'il s'agit là de
la veuve de Jehan II d'ANTOING.
Le fils de Jehan II, Jean III d'ANTOING, décédé en 1429, seigneur
de Bury, Briffoeil, Wasmes, Grandmetz, Bitremont, Ponenge. Le 24 mars 1408, il
vend la terre de Grandmetz à Rogier de la WOESTYNE. En 1411, il vend ses fiefs
de Briffoeil, Bury, Wasmes et Ponenge avec usufruit jusqu'à son décès en 1429 à
Marie de CLARY, veuve de Henri d' ANTOING, décédé en 1397.
Marie de CLARY, dame de
Machaut et de Briffoeil, Bury , Bitremont par achat, veuve de Henri d'ANTOING,
décédé en 1397, baron de Haveskerque, seigneur du Plaissiet, de Matringhem, de
Pont d'Estaires, chambellan du roi de France Charles VI. Le 15 janvier 1415,
Marie de CLARY cède la nue-propriété des terres à sa fille Marie d'ANTOING,
faisant passer la terre de Briffoeil dans le patrimoine de son gendre Engelbert
II d'ENGHIEN.
D’ENGHIEN
Gironné
d’argent et de sable de huit pièces, le sable semé de croix recroisettées au
pied fiché d’or
Marie d'ANTOING, citée en 1435, fille de Henri d'ANTOING et de
Marie de CLARY. Elle était baronne de Haveskerque, dame héritière de Briffoeil,
Bury, Wasmes, Machault, Clary, Plaissiet, Matringhem, Pont d'Estaires et
Ponenghes. Elle épouse le 19 janvier 1415 par traité, Engelbert II d'ENGHIEN,
chevalier, fils d'Englebert I et de Marguerite de LONGUEVAL. Il était seigneur
de Rameru, la Folie à Ecaussines, Tubize, Seneffe, Ittre, Faucuwez, Gouy sur
Piéton, Brages, Leerbeek, Beerlingen, Morialmé, Sautour, La Laubecq, Beerle,
Bogaerde. Il voit ses seigneuries brabançonnes confisquées en 1428-1431 par
suite d'un grave différend avec les Nivellois. Le 25 juillet 1447, il relève la
terre de Morialmé. II fut inhumé vers 1463 dans la chapelle de Notre-Dame en
l'église d'Ittre.
Leur
fils aîné, Loys d'ENGHIEN, cité en 1465 et 1475, décédé en mars 1487. Il hérite
des terres de Briffoeil, Rameru, Morialmé, Kesnoit, Tubize, Saintes, la Folie,
du Pont à Wisbecq, Machault, Ham sur Heure, Seneffe, Scailmont, La RoneIle. Il
reçoit le 5 mai 1468, Charles, comte de Charolais, duc de Bourgogne, comme
héritier du comté de Hainaut avec d’autres nobles hennuyers. Il teste à Nivelles
le 23 juin 1485 et inhumé dans l'église de Saintes. Il épouse Loyse de MARBAIS,
fille de Jehan, chevalier, seigneur de Marbais, et de Jehenne de ROTSELAER.
Sans descendances. A sa mort, la terre de Briffoeil échoit à son frère
Englebert d'ENGHIEN.
Son frère cadet, Englebert d'ENGHIEN, reçu en 1481 dans l'ordre de
Saint-Antoine, chevalier, baron de Haveskerque, seigneur de Briffoeil, la
Follie, du Pont d'Estaires, de Virginal et de Faucuwez. Sans postérité. A sa
mort, la terre de Briffoeil échoit à sa soeur, Jeanne d'ENGHIEN, épouse de Renau
d'ARGENTEAU.
d'ARGENTEAU
D'azur à la croix d'or chargée de cinq
coquilles de gueules, cantonnée de vingt croisettes
recroisettées au pied fiché d'or, en
sautoir
Jeanne d'ENGHIEN, fille de Engelbert II et de
Marie d'ANTOING, dame héritière de Briffoeil, Bury, Rameru, Sautour, la Follie,
Tubize. Elle épouse Renau II d'ARGENTEAU, chevalier, seigneur de Houffalize, de
Fraiture, de Montfort. Décédé vers 1457, il était fils de Regnaud I, seigneur
de Houffalize, prévôt de Bastogne, et de Margriet von GIMNICH.
Par ce mariage, les
terres de Briffoeil et Bury entraient dans le patrimoine des d'ARGENTEAU.
Au décès de Renau
d'ARGENTEAU, Jeanne d'ENGHIEN renonce le 13 novembre 1457 à la succession de
son époux et épouse en secondes noces, Jehan de BRELES, écuyer.
Leur fille Marguerite
d’ARGENTEAU, fait entrer les terres de Briffoeil et Bury dans le patrimoine de
la riche famille de MERODE.
de MERODE
D'or à quatre pals de
gueules, à la bordure engrêlée d'azur
Marguerite d'ARGENTEAU, décédée le 20 novembre 1488, dame héritière de Houffalize, Maestroff, Briffoeil avec Wasmes, Bury, Ramery, Santy, inhumée dans Ie couvent de Schwarzcnbroich. Elle épouse le 7 juillet 1456, Richard III, baron de MERODE et du Saint-Empire, seigneur de Frentz, Pellines, Puchey, quatrième fils de Richard Il et de Béatrix de PETERSHEIM, veuf en premières noces de Isabelle de BASTOGNE. A sa mort, le 20 août 1482, il fut inhumé dans le couvent de Schwarzenbroich. De leur mariage naquirent treize enfants dont Louis de MERODE qui hérita de la terre de Bury et Richard IV de MERODE de celle de Briffoeil.
Richard IV,
baron de MERODE HOUFFALIZE et du Saint-Empire, seigneur de Houffalize,
Briffoeil avec Wasmes, Bury en copropriété avec son frère Louis, Raméry, Santy,
Ham sur Heure, Sauthour, Nalinnes, Rocquignies, l'avouerie de Fosses. Décédé
après 1510. Il acquit en 1487 la seigneurie de Moriamez. Il fit incendier Stavelot en temps de carême en
1488. Il épouse en premières noces, N.. von der FELS, fille de Georges et de
Catherine de FISCHBACH. Veuf, il épouse en secondes noces avant 1487, Hélène de
MELUN, décédée en 1508, héritière de Mergame, fille de Jean, seigneur
d'Antoing.
Leur fils
François I, baron de MERODE HOUFFALIZE et du Saint Empire, décédé en 1542,
seigneur de Moriamez, avee Hampsinnes et Thiel-Bauduin, Ham sur Heure, Bury,
Sauthour, Nalinnes, Rocquignies, Briffoeil, Braffe, Quesnoy, avoué de Fosses.
Il reçut en 1531, l'accolade de chevalier de Charles-Quint. Il épouse en 1527,
Yolande de HENNIN LIETARD BOUSSU, décédée après 1554.
Leur fils,
Jean de MERODE, décédé le 2 mars 1592, seigneur d'un tiers de Houffalize,
seigneur de Margame, Ham sur Heure, Moriamez avec Hampsinnes et Thiel-Bauduin,
Nalinnes, Rocquignies, Briffoeil avec Wasmes, Braffe et Quesnoit, Sauthour et
de l'avouerie de Fosses qu'il vendit en 1559. Seigneur de Fontenelle,
Vodechée, Erhevines, Villenfange, Sompsées, Cornelle, Denée, Aveloix et
Harchimont. Il épouse par contrat le 6 mai 1555, Phlippine, burggravine de
MONTFORT, décédée le 9 juin 1593, héritière de Montfort, Abbenbroich,
Velghersdyck, Benninghem. Il fut grand bailli du pays de Liège entre Sambre et
Meuse.
Il est
probable que ce puissant et riche seigneur ne résida guère dans son château de
Briffoeil, laissant la gestion de sa terre à un bailli. Leur fille Françoise de
MERODE, héritière de Briffoeil, fit entrer cette terre dans la maison de
PALLANDT.
DE PALLANDT
Fascé de sable et d’or
de huit pièces
Françoise de MERODE, héritière de
Briffoeil, Wasmes, Braffe, Quesnoy et Moriamez, épouse en 1591, Walnier, baron
de PALLANDT et de Bredebent, chevalier, baron Hauvesnies, Sompsées, cité en
1604 et 1606, décédé avant 1623. Ils firent relief d'un fief en 1592.
A partir de 1623.
Française de MERODE commença à vendre diverses terres appartenant à son
patrimoine
Ainsi, le 1er
novembre 1623, elle vend le fief du Quesnoy à Braffe aux frères Nicolas et Antoine
BRASSART, demeurant à Mons, pour 61.100 florins. Le 29 novembre 1624, son fils,
Charles de PALLANDT vend aussitôt à Thierry de BOETZELER la seigneurie de
Morialmé reçue de sa mère. Le 3 mars 1616, elle vend par l'intermédiaire de son
fils Charles de PALLANDT, la seigneurie de Briffoeil à Jean de ROBEAU, seigneur d' Aussoye et gouverneur
de Beaumont et enfin, le 22 janvier 1636, la seigneurie de Wasmes pour 18.300
florins à Guillaume de GAND dit VILAIN.
Le 3 mars 1626, Jean de ROBEAU, seigneur d'Aussoy et gouverneur de
Beaumont, achète la terre de Briffoeil qu'il revend peu après le 4 mars 1627 à
Guillaume de GAND dit VILAIN pour la somme de 9.660 florins de 20 patars pièce.
A cette époque, la terre de Briffoeil rapportait un revenu de 2.700 florins par
an.
De GAND dit VILAIN
Des
sable au chef d’argent
Guillaume de GAND dit VILAIN, décédé le 2
septembre 1638, chevalier, baron de Saint-Jean-Steen et Briffoeil, seigneur de
Wildene, de Oudenhove, de Wasmes, de Braffe. Il épouse par contrat le 6 juillet
1626, Louise de MERODE, décédée le 12 janvier 1647, fille de Philippe, baron de
MERODE et de Jeanne de MONTMORENCY. Leur épitaphe est conservée dans l'église
de Wasmes. Le 4 mars 1627, Guillaume de GAND dit VILAIN fait relief de sa terre
de Briffoeil. A son décès, sa veuve fait relief le 26 février 1639 de cette
terre comme mère et tutrice de son fils François-Philippe.
Leur fils, François-Philippe de GAND dit
VILAIN, baron de Saint-Jean-Steen, baron de Briffoeil, seigneur de Weldene. Né
le 31 mars 1631 à Briffoeil. Il épouse le 5 mai 1657 à
Notre-Dame-de-la-Chapelle à Bruxelles, Marie Philippine de MERODE, née le 2
septembre 1629 à Petershem, décédée le 7 février 1675 à Tournai et inhumée à
Saint-Jacques, fille de Florent, baron de Mérode, de Petershem, marquis de
Westerloo, et d'Anne Marie Sidonie de BRONCKHORST, dame de Steyn. Dans sa
jeunesse, il aura pour garde noble en 1647, Adrien Lamoral de GAND dit VILAIN,
seigneur des Obeaux et chanoine de Tournai. Le 21 janvier 1648, il fait relief
de sa terre de Briffoeil. Chargé de dettes, François-Philippe demande au
conseil des Flandres un délai pour payer ses créanciers. A son décès, il laisse
à ses héritiers une dette de 30.000 florins. De ce mariage naquirent entre 1658
et 1661, un fils, François, et deux filles qui moururent jeunes et sans
postérité. Le 14 mars 1673, Adrien Honoré de GAND dit VILAIN, frère de
François-Philippe, fait relief de la terre de Briffoeil au nom de son neveu,
François de GAND dit VILAIN, fils aîné de François-Philippe. Au décès de
François de GAND dit VILAIN avant 1691, ce fut Adrien-Honoré qui hérita de la
terre de Briffoeil.
Adrien-Honoré de GAND dit VILAIN, né le 6
août 1632 à Briffoeil, décédé le 6 mai 1710 d'une maladie épidémique,
chancelier et chanoine de la cathédrale de Tournay, seigneur de Briffoeil, de
Wasmes et d'Oudenhoven. Il teste le 23 février 1702 en faveur de ses petites
nièces, Louise et Jeanne de ROISIN, filles du seigneur de Rongy. Criblé de
dettes, il est contraint de vendre la terre de Briffoeil le 18 juillet 1703. Le
22 juin 1705, la terre de Briffoeil est adjugée au sieur Mathieu HANECART,
seigneur du Lommeau, pour la somme de 84.000 livres.
HANNECART
D'azur au chevron d'or, accompagné au chef de deux
éperons d'argent, et en pointe d'une canette du même nageant sur une rivière
aussi d'argent
Le 22 juin
1705, Mathieu HANECART achète la terre et seigneurie de Briffoeil pour son fils
Mathieu Lucq Frédéricq HANNECART. Le 18 octobre 1714, les biens de ce dernier
et de son épouse, Ginette de RENSON, sont partagés entre leurs enfants.
Leur fils
Jacques-Philippe HANNECART, né le 18 juillet 1661 à Ath Saint-Julien, décédé le
14 novembre 1731, avocat au parlement de Flandre, nommé conseiller le 19 août
1693, puis président à mortier le 14 janvier 1713, seigneur de Briffoeil. Il
épouse le 19 janvier 1692 par contrat à Mons, Albertine Thérèse LEBRUN, décédée
le 22juin 1735 et inhumée à côté de son mari dans l'église de Wasmes. Elle
achète le 3 février 1733 à Jean-François BRASMES la terre et seigneurie de
Wasmes pour 22.324 florins.
Leur fils, Philippe-François-Théodore
HANNECART, écuyer, seigneur de Briffoeil et de Wasmes, baptisé le 31 août 1697
à Tournai-Saint-Nicolas, décédé le 13 avril 1751 à Douai-Saint-Albin, nommé
conseiller du roi au parlement de Flandre le 25 janvier 1725, président à
mortier le 7 novembre 1729, créé baron de Briffoeil et de Wasmes le 21 juin
1746. Il épouse le 21 septembre 1721 à Valenciennes Saint-Nicolas, Marie-Claire
PEDECOEUR, fille de Jacques, écuyer, seigneur d'Orsinval, conseiller du roi, et
de Jeanne QUARTlER, née le 26 mars 1694 à Valenciennes-Saint-Jacques, décédée
le 27 juillet 1771 à Valenciennes et inhumée à Wasmes.
Leur fils, Jacques-Philippe-Albert
HANNECART, baron de Briffoeil, baptisé à Douai Saint-Nicolas le 11 juin 1723,
décédé sans postérité, bourgeois de Douai le 29 février 1752. Il épouse en
premières noces, le 23 juillet 1743 à Valenciennes Saint-Nicolas, Marie Claude
Ursule PEDECOEUR, fille de Jacques-François, écuyer, et de Marie-Claude
GEVROUIN, baptisée le 15 juin 1723 à Valenciennes Saint-Nicolas, y décédée le
18 janvier 1758. Il épouse en secondes noces, Marie-Madeleine-Sophie de
DESANDROUIN, fille de Jean-Jacques, vicomte de Desandrouin, et de Jourdaine le
TIRANT de VILLERS, née en 1737, décédée le 6 mars 1822.
Son frère, Philippe-Louis-Joseph
HANNECART, baptisé le 15 septembre 1729 à Douai Saint-Albin, décédé le 2
septembre 1788 à Douai Notre-Dame, et inhumé au cimetière des Clarisses. Il est
baron de Briffoeil et de Wasmes, seigneur de Busignies, Malmaison, Pipaix, la
Cattoire, la Mairie, Lommeau, Tours. Il épouse le 29 septembre 1754 à Douai Saint-Jacques,
Marie-Anne-Charlotte THERY, fille de Charles, écuyer, seigneur de Gricourt,
conseiller au parlement de Flandres, et de Marie-Josephe de le COURT, née le 3
septembre 1737 à Douai Saint-Jacques.
Leur fils aîné, Marie-Albert-Théodore
HANNECART, écuyer, seigneur de Busigny, né le 5 décembre 1757 et baptisé à
Douai Saint-Jacques, officier au régiment du Dauphin cavalerie, arrêté en 1792
à Douai, interné à la prison de Compiègne et libéré le 9 thermidor an II.
Son frère, Jacques-Charles-Joseph HANNECART,
écuyer puis baron de Briffoeil après son frère, baptisé le 18 février 1770 à
Douai Saint-Jacques, décédé 26 décembre 1830 au château de Pipaix, épouse le 23
avril 1829 à Blicquy, Joséphine-Isidore-Elisabeth LE MAIRE, fille d'
Auguste-Joseph, écuyer, et de Thérèse-Marie-Colette de BAGENRIEUX, née à Mons
le 29 novembre 1802 et décédée à Pipaix le 27 novembre 1842.
Alain DEFERNEZ
Prévôt :
magistrat sous l'ancien régime. chargé de rendre la justice en
lieu et place du seigneur. Dans la région. on citait la prévôté de Mons
Dîmeur :
fonctionnaire percevant la dîme (impôt féodal).
Burgrave :
seigneur d'une place
forte dans le Saint-Empire germanique (féminin : Burgravine).
Bailli :
fonctionnaire chargé de l'administration d'une seigneurie
en lieu et place d'un seigneur.
Faire
relief :
prendre possession d'une seigneurie auprès du seigneur
suzerain.
Chancelier :
chef suprême de la justice sous l’Ancien Régime.
Président
à mortier :
président d'une cour de justice ou d'un tribunal.
Tester :
faire son testament.
Sire :
seigneur.
BIBLIOGRAPHIE
:
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impr. Amibel, Bruxelles.
DENIS
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VOS
Chanoine, Les Dignités et les fonctions de l’ancien
chapitre de Notre Dame de Tournai, Desclée
et De Brouwer Cie, Bruges, 1898.
ANB,
Généalogie de la famille de GAND VILAIN.